Côté scolarité

Boussoum 2015 31

La scolarité concerne :

 * L’école A avec 470 élèves pour 6 enseignants dont 1 directeur.

 * L’école B avec 200 élèves pour 4 enseignants dont 1 directeur

 * Une classe de 6ème ( dans un mocal d'emprunt ) de 63 élèves avec 4 professeurs vacataires : maths, français, histoire-géo, anglais.

 La bonne nouvelle :

Le collège est en voie d'achèvement,

  Les travaux de l'école B ont bien avancé !

 

LES SUJETS DE DISCUSSION ET LES ATTENTES

 

  1. 1.    L’EAU

*  1 pousse-pousse avait été attribué à chacune des 2 écoles en nov.2013 ( réparation et achat). Les deux sont actuellement « gâtés » ( c’est le mot basique !). Roues abîmés jusqu’à la jante, moyeux cassés et dessoudés.

> Nous convenons de faire réparer ce matériel chez le soudeur de Tougan. Les 2 APE prendront en charge les frais de transport en moto-taxi.

 

*  La pompe à eau occupe une grande partie des entretiens :

> ensemble, nous convenons que :

- la pompe sera à disposition des l’école A et du futur collège en priorité mais que les habitants du quartier riverain pourront y avoir accès. Un protocole d’utilisation ( voir annexe) est rédigé et signé.

- sachant que ce ne sont pas les enseignants qui vont chercher l’eau, mais les élèves, une éducation continue sur le respect du matériel sera effectuée.

 

 *  Le dispositif mains-propres

Il existe près des latrines mais n’est pas utilisé puisqu’il est « gâté ». Les enseignants sont maintenant sensibilisés à l’importance des mains propres mais dans la pratique, ce n’est pas encore suivi d’effets.

> Ensemble, nous convenons qu’il faut remettre en service ces dispositifs. A voir à la prochaine mission si ce n’est pas fait avant !

 

 2.    LE JARDIN D’ECOLE

 Il s’agit d’un jardin pédagogique qui mesure environ 50 m2. Il est près de l’école A. Il vient d’être clôturé avec une partie du grillage prévu dans le projet initial.  Les plantations ou semences sont récentes : tomates, oignons, haricots, feuilles pour la sauce du tô, concombres, petits pois. ( Les petits pois proviennent de sachets apportés lors de la mission précédente. C’est un légume inconnu à Boussoum et qui s’y plaît bien, apparemment. )

Les enfants arrosent tous les matins ( presque !). Depuis que la pompe fonctionne, le transport de l’eau, par seaux est moins contraignant. Un maître de l’école A supervise l’exploitation de ce jardin.  

> Nous ne voulons pas refaire l’erreur d’un projet caduque. Aussi nous demandons les avis : l’APE , l’AME et les maîtres conviennent de l’utilité d’un jardin d’école. Les inspecteurs auxquels nous avons soumis le projet en cautionnent aussi l’intérêt. En accord, nous convenons donc de déplacer ce mini jardin tel qu’il était prévu dans le projet initial, c’est- à dire dans la zone arable près de la pompe à eau nouvellement réparée. 

 

Description du jardin projeté :

Ce serait un jardin de 20m/20m clôturé en dur (soubassement et grillage), accolé au mur de la pompe pour en recevoir l’eau d’écoulement. Un portillon en fer en assurerait la fermeture. Il serait à usage mixte : la moitié du jardin serait à l’usage des élèves et des maîtres pour la pratique pédagogique et l’amélioration des menus ; l’autre partie serait attribué à l’AME qui en tirerait une production pour la cantine et  si surplus, en ferait la vente au profit de l’AME.  A noter que par cet intéressement, l’AME pourrait superviser l’état du jardin pédagogique dans les périodes hors scolaire.

 

 3.    LA DOTATION DE FONCTIONNEMENT

 Ici, comme ailleurs, l’argent est un sujet épineux !

    A) Rappel : Suite à la demande de dotation 2014/2015 adressée par les directeurs Boussoum A et B, sous couvert du DPENA, nous avions convenu en C.A. de rétablir certaines lignes budgétaires : l’indemnité de partenariat a été baissée, ainsi que la dotation pour les prix d’excellence, de même que la dotation pour couvrir les petites réparations.  

Il nous a fallu justifier de ces décisions en réunion plénière le 01 mars et en réunion APE le 11 mars.

> il est donc convenu que :

- s’agissant du partenariat : ce terme doit être explicité entre les directeurs et NBC, afin d’être sur la même longueur d’onde ;  faute de quoi, l’indemnité ne sera  pas maintenue. Une réunion spécifique s’impose donc.

- s’agissant de la dotation d’excellence : NBC n’a jamais souhaité financer intégralement cette fête de fin d’année où maîtres et élèves méritants reçoivent cadeaux et primes. Il s’agit seulement d’une contribution à la fête.

- s’agissant des frais de maintenance du matériel : NBC souhaite que les réparations soient effectuées au fur et à mesure, tant que les dégâts ne sont pas importants. L’APE doit veiller à l’entretien régulier. Les enseignants doivent veiller au respect du matériel.

> une ambigüité, que nous n’avons toujours pas éclaircie, est apparue sur le versement de la contribution pour la scolarisation des CP1.  Les inspecteurs disent que l’Etat verse une dotation aux APE pour les inscriptions en CP1 ; les directeurs prétendent le contraire. Devant ce dilemme, nous décidons de reformuler cette ligne comme suit : « contribution versée à l’APE pour la scolarisation. »

   B) Le montant versé : initialement arrêté à 1500 €, c’est finalement une somme de 942 871 fr ( soit 1436,48 € ) qui a été versé sur le compte de l’APE A. On nous fait remarquer que la différence de 63,52 € est importante. Nous en convenons et assurons que cette somme sera injectée directement dans les travaux de réparation que nous effectuons sur le terrain pendant cette mission.  

 

  1. 4.    LES LOCAUX

 A)                La bibliothèque : ce sujet va faire l’objet d’une discorde que nous règlerons avant le départ. Un chapitre spécial y est consacré dans ce compte-rendu de mission.

Le problème d’affectation du local doit cependant être développé ici : le Directeur fait remarquer que le local-bibliothèque est, à l’origine, un logement de fonction et qu’aucune désaffectation n’a été prise pour en pérenniser cet usage. Nous proposons d’en faire la demande officielle auprès du DPENA ( lettre du 12.03 ). A ce jour, nous n’avons pas eu de réponse.

Par ailleurs, nous nous sommes ouverts de ce problème auprès du DRENA –Nord ( A.Ouedraogo) qui nous assure que c’est un faux problème puisque chaque enseignant non logé bénéficie d’une indemnité compensatrice de logement intéressante)

 

B)     La cantine : Il n’y a aucun local digne de ce nom utilisé pour la cantine. D’ailleurs, depuis le début de l’année scolaire, il n’y a plus de cantine. C’est une situation générale. Le gouvernement provisoire ayant stoppé le versement des dotations. Dans sa liste de doléances, le directeur demande la construction d’un bâtiment à usage de cuisine et restauration. Nous faisons remarquer la limite de nos moyens.

A noter qu’un local annexe à la bibliothèque est inutilisé et pourrait très bien servir de cuisine.

 

C)    Un centre culturel : Le Directeur demande la construction d’un « centre culturel ». Nous recevons cette demande comme un soufflet et nous y coupons court, lui faisant remarquer qu’en terme de centre culturel, peu de villages de brousse possèdent une bibliothèque telle qu’on l’avait installée.

 

 D)     Un hangar éclairé : pour les rencontres et les devoirs.

Nous soumettrons cette demande au C.A.

 

 5.       SE NOURRIR

  La ration journalière, la préparation des repas, le nombre de rationnaires, les menus type, la réserve alimentaire : autant de questions sans réponses.

Depuis le début de l’année, la cantine ne fonctionne pas. Sans commentaires. 

On sait seulement que ce sont les mères éducatrices qui venaient préparer les repas.

On apprend aussi qu’afin d’apporter un complément alimentaire dans les menus des cantines, une association basée à Ouagadougou, peut-être avec une antenne à Tougan, peut fournir du lait déshydraté. Cette idée de faire boire aux plus jeunes, au moins, un verre de lait le matin, nous séduit. Le directeur dit qu’il va rechercher l’adresse. On attend.

 

  1. 6.     LA CORRESPONDANCE

 Ecole A : Le travail des élèves de Polminhac a été distribué dans les classes. Certains maîtres l’ont immédiatement utilisé, d’autres l’ont mis de côté pour « plus tard ».

Devant le manque de temps pour répondre à leurs correspondants, je propose que le Directeur se mette en rapport avec Jean Claude François qui pourra acheminer la correspondance de retour lors de son voyage en France, en avril. Assurant 2 voyages par an, il pourrait être un messager bien utile !

 Ecole B : L’idée de la correspondance scolaire n’a pas l’air de séduire.

 Les anciens élèves : 2 élèves de 4ème sont venus nous remettre des lettres à l’attention de leurs correspondants ( pour A. Oubatti et pour M. Parro).

 Les maîtres et divers adultes du village : souhaiteraient avoir un correspondant à Polminhac.

 

 

  1. 7.    L’ENTRETIEN

 Face à l’insalubrité des classes, nous suggérons de :

- faire balayer les classes par les grands élèves (nous achetons 10 balais au marché)

- établir un roulement des tâches ménagères avec supervision par un enseignant référent.

- entretenir à chaque période de vacances le mobilier : tableaux, tables-bancs …

 

  1. 8.    LE PARTENARIAT

 Il est la base sine qua none du bon fonctionnement de nos actions sur l’école.

Nous demandons aux directeurs de bien vouloir s’en convaincre. «  Vous êtes les yeux, les oreilles et la voix de Nanga-Boussoum ». Merci de l’accepter pour l’amélioration de la vie scolaire à Boussoum.

> nous convenons que chaque 4ème jeudi du mois, un des directeurs se rendra à l’inspection de la CEB Tougan 2 : Inspecteur DRABO Roubain tel 00226 70 34 38 86 mail : draboroubain@yahoo.fr ( le jeudi est un jour banalisé pour se rendre à l’inspection) pour adresser par le biais de l’ordinateur de l’Inspecteur la situation et l’avancement des actions en cours ou à venir relevant du partenariat.

Une autorisation d’utiliser le matériel informatique a été délivrée par l’Inspecteur.     

 

 9.    SUGGESTIONS de Nanga-Boussoum

 1-      Afin d’obtenir un environnement sécurisé et  d’éviter les intrusions de tous ordre dans l’école Boussoum A , nous pensons qu’un mur d’enceinte intégrant les bâtiments à usage scolaire ( hors logements de fonction) pourrait faire l’objet d’une étude.

2-      Une visite médicale en fin de cycle primaire : nous souhaiterions que les directeurs et le major du CSPS réfléchissent à cette action sur Boussoum. Nous pensons avoir compris qu’une visite médicale systématique a lieu en fin de 3ème et de terminale. Le cycle primaire devrait être considéré de la même façon. Il devrait s’agir d’une réflexion à grande échelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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